Entre écosystèmes aquatiques, espèces rares et défis sportifs, ce lac est bien plus qu’un simple paysage : c’est un monde vivant à explorer et à préserver.
Un écosystème en mouvement
Avec ses 580 km² et ses 310 mètres de profondeur maximale, le Léman est le plus grand lac alpin d’Europe occidentale. Il abrite plus de 30 espèces de poissons, comme la perche ou l’omble chevalier, ainsi que des oiseaux rares (grèbe huppé, cormoran) et même des mammifères discrets comme la loutre, de retour après des décennies d’absence.
Un lac sous surveillance
Les scientifiques y étudient l’impact du réchauffement climatique : en 50 ans, la température de l’eau a augmenté de 1,5°C, perturbant les cycles de reproduction des poissons et favorisant l’arrivée d’espèces envahissantes comme la moule quagga.
Un trésor à préserver
Le Léman est aussi une réserve d’eau potable pour plus d’un million de personnes. Ses rives abritent des zones humides essentielles, comme les roselières, où nichent des oiseaux migrateurs.
🏄♂️ Un terrain de jeu sportif… et engagé !
Le Léman est le plus grand terrain de jeu nautique d’Europe ! Chaque année, il accueille des courses mythiques comme la Bol d’Or Mirabaud (la plus grande régate d’Europe en eau douce) ou des défis d’endurance en kitesurf, paddle ou aviron.
Parmi les acteurs, Sails of Change, l’écurie de course au large fondée par Dona Bertarelli et Yann Guichard, incarne une philosophie engagée, notamment en tant que signataire du Sport for Nature framework :
- Zéro émission : Leur objectif ? Décarboner la voile en utilisant des énergies renouvelables et des matériaux durables.
- Sensibilisation : À travers leurs courses, ils mobilisent le public pour la protection des écosystèmes aquatiques, en collaborant avec des scientifiques et des associations locales.
D’autres initiatives voient le jour :
- Voile propre : Des régates adoptent des règles strictes (zones protégées, interdiction des moteurs thermiques).
- Nettoyages collaboratifs : Les skippers deviennent des ambassadeurs de la biodiversité, comme lors des opérations de nettoyage des rives organisées après les compétitions.
Activités pour vos élèves – Cycle 2 & 3
Comprendre le réchauffement climatique et visualiser son impact sur les points d’eau (1h) Déroulement de l’activité :
Introduction (5-10 min) Faites réfléchir les élèves sur ce qu’est le réchauffement climatique pour eux. Vous pouvez réaliser un schéma montrant les rayons infrarouges du soleil se réfléchir sur la Terre et rester en partie sur notre planète à cause de la couche d’ozone (O₃). Note : La couche d’ozone s’épaissit en raison des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités humaines. Plus elle devient épaisse, moins les rayons infrarouges s’échappent et plus ils restent sur Terre, provoquant un réchauffement. Question à poser : Qu’est-ce que le réchauffement climatique ? Comment se produit-il ?
Activité 1 : « Visualiser » le gaz à effet de serre (20 minutes)
Matériel :
- Une bouteille en plastique de 0,5 L
- Du bicarbonate de soude
- Du vinaigre
- Un ballon de baudruche
- Un entonnoir
Étapes :
- Mettre un fond de vinaigre dans la bouteille.
- À l’aide de l’entonnoir, verser une cuillère à café de bicarbonate de soude dans le ballon.
- Positionner le bout du ballon sur le goulot de la bouteille, en veillant à ne pas renverser immédiatement le contenu du ballon.
- Verser le contenu du ballon une fois celui-ci bien fixé.
- Observer ce qu’il se passe.
Explication :
Le ballon va gonfler à cause de la réaction entre le bicarbonate et le vinaigre. Faites réfléchir les élèves sur les émissions de CO₂ sur Terre et leur lien avec la couche d’ozone (vu en introduction). Question à poser : En observant ce phénomène, que provoquent les émissions de CO₂ ?
Activité 2 : Impact du réchauffement sur l’eau (20 minutes)
Matériel :
- Un saladier (en verre)
- Un pot de confiture avec couvercle
- Une paille de 4 cm et de la colle chaude
- Du colorant alimentaire
- Une bouilloire
Étapes :
- En amont, percer un trou dans le couvercle du pot à confiture. Insérer un morceau de paille, en laissant dépasser une longueur équivalente de chaque côté du couvercle. Sceller le tout avec de la colle chaude autour de la paille.
- Remplir le pot à confiture d’eau tiède et de colorant (jusqu’à ras bord), puis refermer le couvercle.
- Placer le pot au centre du saladier et y ajouter de l’eau bouillante.
- Observer ce qu’il se passe.
Attention : Manipuler avec précaution l’eau chaude. Explication : L’eau chaude va réchauffer l’eau contenue dans le pot, provoquant son débordement par la paille. Cela illustre que l’eau chaude occupe plus de volume que l’eau froide, ce qui explique la montée des mers et des océans. On dit que l’eau chaude est moins dense. Question à poser : Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il donc dans les océans, les lacs, etc. ?
Conclusion (10 min) Résumé de l’impact des activités humaines (émissions de dioxyde de carbone : CO₂) sur l’atmosphère et des conséquences sur les étendues d’eau. Faites réfléchir les élèves sur des solutions pour réduire ces émissions.
Pour aller plus loin :
Activité sur la fonte d’un glacier (20 min)
Matériel :
- 2 glaçons
- 2 verres d’eau
- Un morceau de polystyrène
Étapes :
- Placer un glaçon dans un verre et le deuxième sur le morceau de polystyrène dans l’autre verre. Marquer le niveau de l’eau avec un feutre effaçable.
- Observer le niveau de l’eau après la fonte des glaçons.
- Déduire ce qu’il se passe à plus grande échelle.
Note :
Lancer cette activité en premier pour laisser le temps aux glaçons de fondre.
Explication :
Le verre avec le morceau de polystyrène a un niveau d’eau plus élevé. À plus grande échelle, la fonte des glaciers provoque la hausse du niveau des mers et des océans, d’autant plus que l’eau se réchauffe et occupe donc plus de volume.
Question à poser : Que pouvez-vous en déduire sur la hausse du niveau de l’eau à plus grande échelle, sur Terre ?